Ève naissante

<i>Ève naissante</i> <i>Ève naissante</i>

Ève naissante

1873 H. 181 cm • L. 56 cm • Pr. 56 cm Origine : don de monsieur Dubois fils en 1910 N° d'inventaire : 1910.26 Copyright : Marco Illuminati

Cette œuvre en plâtre grandeur nature, réalisée par Paul Dubois en 1873, s’intitule Ève naissante.  Elle est issue d’un long travail préparatoire : les carnets de croquis présentent des dizaines d’esquisses, où le sculpteur varie les postures, présentant Ève tantôt pudique, se cachant avec ses bras, tantôt tentatrice. Les croquis du modèle vu de tous les côtés révèlent la rigueur de Dubois, qui passe ensuite à des études en cire avant d’arriver au modèle définitif.

Dubois fait le choix de présenter Ève non pas au moment du péché originel mais juste après sa création. Il montre donc Ève totalement innocente. La posture reprend celle de La Naissance de Vénus de Botticelli et des Vénus de Lucas Cranach, indiquant la principale source d’inspiration de Paul Dubois : la Renaissance, florentine et allemande. Les formes du corps se rapprochent aussi du canon féminin de l’école de Fontainebleau qui domine l'art français dans les années 1530-1610 : hanches larges et épanouies, poitrine menue et haut placée. Le contrapposto à l’antique, c’est-à-dire l’inclinaison marquée des hanches et des épaules, donne vie au corps de la jeune femme.

Paul Dubois s'inscrit dans les recherches contemporaines sur le corps féminin, abordées par les artistes à travers des sujets mythologiques, allégoriques, ou plus rarement, comme ici, bibliques. Elles donnent lieu à de nombreux débats entre les partisans d'une beauté idéale, inspirée de l'Antique ou de la Renaissance, et les partisans du réalisme, cherchant à montrer de « vraies » femmes ou de nouveaux canons de beauté.

Jeune Fille lisant

<i>Jeune Fille lisant</i> <i>Jeune Fille lisant</i>

Jeune Fille lisant

vers 1880 Origine : don de Reine-Marie Paris de La Chapelle en 2008 N° d'inventaire : 2010.1.28 Copyright : Marco Illuminati

Dédicacée « à Camille Claudel, en souvenir d’A. Boucher », cette statuette témoigne de l’importance de l’auteur dans la formation de la sculptrice. Camille Claudel a fait la connaissance d’Alfred Boucher alors qu’elle vivait à Nogent-sur-Seine, entre 1876 et 1879. Elle avait commencé à modeler la terre en complète autodidacte et le jeune artiste lui a prodigué un premier enseignement. Après son installation à Paris, Claudel s’est inscrite à l’académie Colarossi mais, en parallèle, elle a loué un atelier rue Notre-Dame-des-Champs avec d’autres jeunes artistes. Boucher y est venu régulièrement corriger leurs travaux, jusqu’à son départ pour Florence à l’automne 1882. C’est peut-être à l’occasion de son départ pour l’Italie qu’il a offert la statuette à son élève.L’âge du modèle et le livre ouvert évoquent l’adolescente Camille Claudel, décrite par Mathias Morhardt comme une « lectrice passionnée des poèmes d’Ossian ». Cependant, les traits du visage ne ressemblent pas aux photographies de la jeune fille. Ils évoquent la physionomie d’Elise Viat, la future épouse d’Alfred Boucher mais, née en 1850, celle-ci semble trop âgée au moment de la réalisation de l’œuvre. Dès lors, l’identification du modèle de la Jeune fille lisant reste un mystère.

ArchéoChrono âge du Bronze

Les 14 et 15 juin, de 10h à 18h

Journées européennes de l'archéologie

Les 14 et 15 juin, de 10h à 18h

Journées européennes de l'archéologie

Résistant, malléable et lumineux, le bronze a tout pour plaire ! Alliage de cuivre et d’étain, ce métal marque une étape capitale dans l’histoire de l’humanité et son utilisation ouvre une période prospère longue de 1500 ans : l’âge du Bronze. Venez découvrir cette toute nouvelle exposition en panneaux créée par l'Inrap.

 

 

 

 

Informations pratiques

Lieu :

10 rue Gustave Flaubert

10400 Nogent-sur-Seine

Horaires & Tarifs :

10h à 17h30

 

Tarif : Entrée libre

Tous publics

 

Renseignements :

03 25 24 76 34

reservation@museecamilleclaudel.fr

Activités en lien :

Le rendez-vous de l'archéo

Mercredi 8 octobre à 18h

Découvertes archéologiques à Nogent-sur-Seine : les fouilles de la future gendarmerie

Le rendez-vous de l'archéo
Mercredi 8 octobre à 18h

Découvertes archéologiques à Nogent-sur-Seine : les fouilles de la future gendarmerie

Cette conférence abordera les découvertes réalisées lors des fouilles archéologiques sur le site de la future gendarmerie, qui se sont déroulées de mars à juin 2025. Antoine Roland, responsable d’opération du chantier, dévoile aux Nogentais quelques-uns des 200 vestiges mis au jour. Ils témoignent de l’évolution des paysages et de l’occupation humaine à l’est de Nogent-sur-Seine, sur près de 13 000 ans.

Organisé pour la Fête de la science, cet évènement est l’occasion de remonter le temps dans le Nogentais d’autrefois, à la rencontre de vestiges et découvertes exceptionnelles. Parmi elles et fait extraordinaire en Champagne, la mise au jour de zones de création d’outils préhistoriques dans un état de conservation presque intact... On y voit presque les pieds de l’artisan se dessiner parmi les débris. Autre découverte majeure : le tracé de la voie antique Troyes-Paris. De nombreuses autres surprises n’attendent que vous !

 

 

La Fête de la Science est une manifestation initiée par le Ministère chargé de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, cofinancée par le Conseil Régional Grand Est. La coordination Ardennes, Aube, Marne et Haute-Marne est assurée par Accustica 

 

Four de briquetier (XVIIe-XVIIIe s.) en fin de fouille. © Inrap
Amas de débitage d’outils en silex de la fin du Paléolithique. © Inrap

 

Informations pratiques

Lieu : Horaires & Tarifs :

Entrée libre et gratuite


Durée : 1h


Dès 16 ans
 

Renseignements :

En ligne

03 25 24 76 34

reservation@museecamilleclaudel.fr

 

Cire, terre, paille, plâtre…

Atelier jeune public - archéologie et sculpture

Cire, terre, paille, plâtre…

Atelier jeune public - archéologie et sculpture

Pendant les vacances scolaires, le musée Camille Claudel propose aux enfants de découvrir les œuvres du musée en s'amusant.

Saviez-vous que l’Homme fabrique des moules depuis la Préhistoire ?  Ce procédé de moulage a également été utilisé pour créer des sculptures en plâtre. Durant cet atelier, les participants créent un petit objet en cire avec l’archéologue du musée. Chacun réalise ensuite un moule en terre et en paille. Conservé précieusement, celui-ci pourra servir à réaliser un objet en bronze pendant les Journées européennes de l’archéologie, les 15 et 16 juin 2025 ! Pour comprendre la méthode de moulage de sculptures, les enfants réalisent également une empreinte de plâtre à partir d’une plaque de terre qu’ils auront gravée.

 

Cet atelier s’adresse aux enfants à partir de 7 ans, les adultes ne sont pas admis.
L'adulte accompagnant peut, pendant l'atelier, participer à une visite commentée sur la même thématique.

 

- Jeudi  17 avril à 14h30 ***COMPLET***

- Vendredi 18 avril à 14h30

 

 

© Frédéric Lopez

Informations pratiques

Lieu : Horaires & Tarifs :

14h30

Durée : 2h

 

Tarif : 5€ par participant

15€ pour 4 ateliers

À partir de 7 ans

 

Réservation conseillée !

03 25 24 76 34 
Par mail

Une peluche à poils

Mercredi 9 avril *COMPLET*

Atelier tout-petits - modelage

Une peluche à poils
Mercredi 9 avril *COMPLET*

Atelier tout-petits - modelage

Pendant les vacances scolaires, le musée Camille Claudel propose aux enfants de découvrir les œuvres du musée en s'amusant.

 

Chaque enfant vient accompagné de sa peluche la plus poilue. Tous contemplent le pelage de différentes créatures dans les salles du musée. Puis, chaque participant rejoint l’atelier avec sa peluche et la modèle en argile. Si la mission est réussie, elle paraîtra encore beaucoup plus touffue... !

 

Présence obligatoire d'un adulte accompagnateur pour les ateliers tout-petits. L'adulte participe gratuitement. 

 

 

 

 

 

 

 

Informations pratiques

Lieu : Horaires & Tarifs :

10h30

 

Durée : 1h

De 3 à 7 ans

 

Tarif : 5€ par participant

15€ pour 4 ateliers

 

Réservation conseillée !

03 25 24 76 34 

Par mail

 

 

 

 

 

Dessin


Les collections du musée Camille Claudel comportent plus de 2000 dessins, couvrant une large période allant du XVe siècle au XXe siècle, réalisés dans des techniques diverses (fusain, sanguine, pastel, etc.) et issus d’écoles variées.


Le fonds de dessins anciens provient pour l’essentiel de la donation faite par le sculpteur Alfred Boucher en 1902. L’école italienne des XVe, XVIe et XVIIe siècles y est particulièrement bien représentée avec des études de grande qualité telle que l’Ascension de Carlo Cesi. Pour le XVIIIe siècle, l’école française est la plus importante avec de prestigieux noms comme Edmé Bouchardon. On y trouve surtout des dessins XIXe siècle dont les beaux Enfant à la fenêtre de Paul Dubois, Paysage de Camille Corot et Enfants de Rodin. 

D’autres fonds sont venus enrichir la collection au début du XXe siècle. Signalons le fonds René Demeurisse, donné par la fille de l’artiste, constitué notamment de dessins réalisés au front pendant la Première guerre mondiale, ainsi que la centaine de dessins du caricaturiste Jules Baric. 

Enfin, l’ouverture du musée Camille Claudel s’est accompagnée de nouvelles acquisitions. Parmi les très rares qui nous sont parvenus, quatre dessins de Camille Claudel complètent la collection de sculptures de l'artiste. Son Portrait de Louise Claudel est remarquable à la fois par ses dimensions et le traitement du pastel. Trente carnets de dessins de Paul Dubois, remplis de notes et de croquis faits au cours de ses voyages ainsi que d’études pour des sculptures, contextualisent son processus de création. 

Très fragiles et sensibles à la lumière, les dessins sont conservés dans l’obscurité des réserves du musée. 

Le Musée caché 2025

Aujourd'hui

Expo photo

<i>Le Musée caché 2025</i>
Aujourd'hui

Expo photo

Pour cette 3e édition du Musée caché, les 26 commerçants participants ont eu l’embarras du choix pour sélectionner un objet des collections en lien avec leur métier. Dans leurs vitrines, coiffeurs, boulangers, restaurateurs, et bien d’autres exposent la photo de leur coup de cœur, du couteau de boucherie datant du paléolithique au portrait de Gustave Flaubert. Dans le parc Dubois-Boucher, un second parcours photo vous dévoile les coulisses de l’opération et vous explique ce qui a ému, fait sourire ou intrigué les commerçants nogentais. 

Bon à savoir : Dans le centre-ville, un quiz adapté à tous les âges, vous permet d’observer ces œuvres et vestiges en vous amusant :

  • via l'application GeoGaming* disponible gratuitement sur smartphone,
  • en version papier, disponible au musée ou à l'Office du tourisme.

 

* Installez l'application Geogaming depuis l'App Store ou le Google Play, puis flashez ce code :

 

Ménagère au savonnage, XVIIIe siècle, huile sur bois © A.Maincent

 

Règlement 

Informations pratiques

Lieu : Horaires & Tarifs :

Entrée libre et gratuite


Vitrines des commerçants participants et parc Dubois-Boucher


Quiz papier à retirer à l’accueil du musée ou à l’Office du tourisme de Nogent

Hébé

<i>Hébé</i> <i>Hébé</i> <i>Hébé</i>

Hébé

Vers 1869 H. 65 cm • L. 41 cm • Pr. 29 cm Origine : Achat 2006 N° d'inventaire : 2006.4 Copyright : Marco Illuminati

La jeune Hébé est assise entre les ailes à demi-déployées de Zeus métamorphosé en aigle. D’une main elle caresse la tête du rapace, tandis que de l’autre elle tient la coupe symbole de son rôle d’échanson auprès des dieux de l’Olympe. Fille de Zeus et d’Héra, Hébé est chargée de verser le nectar et l’ambroisie qui leur assurent l’immortalité. L’aigle arbore une attitude protectrice. Le jeu de regards et de sourires entre les deux protagonistes témoigne d’une certaine complicité mais aussi de sensualité. Jules Franceschi représente le moment où la déesse donne à boire à Zeus qui s’enivre avant de partir enlever Ganymède, jeune adolescent dont il est amoureux. Suite à ce rapt, c’est Ganymède qui remplacera Hébé comme échanson des dieux. Hébé personnifie la jeunesse éternelle et est souvent représentée sous les traits d’une douce jeune fille entre l’adolescence et l’âge adulte. Son nom évoque ainsi la beauté, la grâce, la fraîcheur juvénile. Ce thème est particulièrement apprécié par les sculpteurs du XIXe siècle car il permet d’associer le corps féminin, gracile et vulnérable, à la puissance et à la force de l’aigle.

Né à Bar-sur-Aube, Jules Franceschi débute sa carrière à Paris comme ouvrier employé pour la décoration des immeubles. Il se forme ensuite dans l’atelier de François Rude pendant une dizaine d’années. Cette œuvre est un hommage à son maître qui avait réalisé une Hébé en 1855, pour la ville de Dijon. Taillée en marbre de Carrare, la sculpture de Franceschi se caractérise par le contraste qui oppose le corps poli à l'extrême au traitement finement détaillé de la chevelure de la déesse et des plumes de l'aigle.

Le Poète et la Sirène

<i>Le Poète et la Sirène</i> <i>Le Poète et la Sirène</i>

Le Poète et la Sirène

1903 H. 235 cm • L. 220 cm • Pr. 120 cm Origine : Don Emmanuel Hannaux, vers 1906 N° d'inventaire : 1906.14 Copyright : Marco Illuminati

Le musée Camille Claudel possède le plâtre modèle de la sculpture Le Poète et la Sirène d’Emmanuel Hannaux. L’exemplaire en marbre a été exposé en 1903 au Salon des artistes français. La critique fut élogieuse. Cette sculpture obtint une médaille d’honneur.

Aujourd’hui, au musée Camille Claudel, elle continue d’émerveiller les visiteurs. Les adultes sont envoûtés par le dos et la cambrure de la créature féminine. Les enfants l’observent avec curiosité. D’abord ils voient deux amoureux qui s’aiment et se repoussent. La femme agoniserait-elle dans les bras de l’homme ? L’homme tenterait-il d’assommer la femme avec l’objet qu’il tient ?

Cet objet est une lyre. Des jambes très arrondies de la femme naissent des boursouflures. Car chaque jambe se transforme en queue. C’est une sirène, créature qui est en effet quelquefois représentée avec deux queues de poisson. Et qui est l’homme ? Grâce à la lyre, les plus perspicaces, férus de mythologie, identifient Orphée le poète et musicien, qui accompagna Jason et les Argonautes pour s’emparer de la Toison d’or. Le musicien se révéla alors d’une aide précieuse grâce à son pouvoir d’enchanter les êtres les plus dangereux. Il étouffa le chant des sirènes de sa musique si claire et vibrante que les marins échappèrent à leur sort funeste. Dans cette sculpture, Orphée éloigne sa lyre de la sirène : cet instrument est précieux. Il ferme les yeux pour ne pas être tenté.

Visiteurs, lorsque vous viendrez au musée Camille Claudel, observez la sculpture de chaque point de vue possible et admirez l’ultime tentative de séduction d’une sirène, que chaque homme n’a pas toujours su vaincre ! Approchez-vous sans crainte pour voir émerger du socle une des nageoires caudales de la sirène.