Paysanne reprisant

Paysanne reprisant

Paysanne reprisant

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Vers 1900 H. 130 cm • L. 69 cm • Pr. 49 cm Origine : Dépôt du musée des Arts décoratifs, Paris N° d'inventaire : 29155 Copyright : Les Arts décoratifs, Paris / Jean Tholance


Paysanne reprisant est une sculpture en bronze conçue par Ernest Nivet vers 1900. Fils d’ouvriers agricoles, Ernest Nivet connaît de l’intérieur le monde paysan qu’il décrit dans ses œuvres. Il participe lui-même aux travaux des champs pendant son enfance et il prend pour modèle ses proches, famille et amis, lorsqu’il commence la sculpture.

La figure de Paysanne reprisant est caractéristique de son œuvre et de son style : cette femme silencieuse, absorbée dans sa tâche, est traitée avec naturalisme, sans idéalisation, ni misérabilisme. Le costume, finement décrit, reste épuré : il est traité en grands aplats, et ses lignes simples structurent la figure. Le corps est bien sensible sous le tissu et confère une présence tangible au personnage. Le visage baissé, les mains concentrées dans le travail donnent à cette femme une profonde vie intérieure. C’est là la devise de Nivet : « Exprimer le plus possible dans le moins possible ».

La société bourgeoise de la fin du XIXe siècle valorise le monde paysan nourricier, la valeur du travail, et redécouvre les traditions locales avec le développement du folklore. Dans ce contexte, Ernest Nivet connaît un grand succès avec ses figures paysannes laborieuses, sans pourtant jamais céder au pittoresque. Ses personnages, énigmatiques, gardent toujours une part de mystère et sont représentés avec une profonde dignité.

Jeanne d'Arc écoutant ses voix

Jeanne d'Arc écoutant ses voix

Jeanne d'Arc écoutant ses voix

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après 1911 H. 41 cm • L. 18,3 cm • Pr. 21 cm Origine : Achat 1999 N° d'inventaire : 1999.3 Copyright : musée Camille Claudel / Marco Illuminati

Fonte Susse frères


Alors que Jeanne d’Arc est habituellement figurée en guerrière ou en bergère, Alfred Boucher la représente ici captive, assise sur un banc, le pied gauche enchaîné par des fers à peine visibles. L’artiste fait un choix iconographique rare. En campant l’héroïne emprisonnée, seule dans sa cellule, il évoque la trahison d’un roi qui l’a abandonnée.

La pucelle d’Orléans est représentée en toute simplicité, vêtue d’une simple robe qui évoque la tunique de toile soufrée qu’elle portera sur le bûcher, et dans une position d’attente, les jambes croisées et les deux mains jointes juste en dessous du genou droit. L’expression du visage montre la forte personnalité de la jeune femme, absorbée dans ses rêveries ou écoutant ses voix, faisant face à son destin.

Boucher présente une version en plâtre au salon de 1911 et un marbre à celui de 1912 sous le titre Rêverie. L’exemplaire du musée est une réduction éditée par le bronzier Susse qui allie le bronze, le marbre et le granit pour le socle. Sa polychromie en fait une statuette précieuse, rare dans la production d’Alfred Boucher, mais correspondant parfaitement au goût de l’époque. Cette figure s’inscrit dans la longue série des statuettes dédiées à Jeanne d’Arc dans les années qui précèdent sa canonisation en 1920.

La Misère

La Misère La Misère

La Misère

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1884 - 1894 H. 38,5 cm • L. 26 cm • Pr. 16 cm Origine : Achat en 2012 N° d'inventaire : 2012.1 Copyright : musée Camille Claudel / Marco Illuminati


La Misère a été réalisée entre 1884 et 1894 par Jules Desbois, sculpteur qui a été praticien d’Auguste Rodin et l’a assisté.

Au-delà d’une simple représentation de vieille femme, l’œuvre est une allégorie de la misère, comme en témoignent le titre et le corps flétri par le temps, que la femme tente désespérément de cacher. Absente, la personne se recroqueville, car le seul tissu qu’elle possède désormais est un haillon qui ne peut plus la couvrir. Lorsque vous viendrez au musée, contemplez cette vieille femme. Vous discernerez sous ce reste de chair le squelette du personnage. Et vous trouverez la femme émouvante.

Le modèle de La Misère se nommait Maria Caira, était italienne et a également posé pour Auguste Rodin et Camille Claudel. Il y eut des légendes autour d’elle. C’est probablement Rodin qui l’a recommandée à Desbois, mais l’inverse, plus contestable, a également été avancé. Une version aussi amusante qu’invraisemblable est contée par Octave Mirbeau : le modèle de 82 ans serait venu d’Italie à pied voir son fils une dernière fois. Ces hypothèses témoignent surtout de l’intérêt que suscite la personne cachée derrière les personnages incarnés.

Enfants et adolescents emploient régulièrement le terme « bizarre » lorsqu’il leur est demandé ce qu’ils pensent de La Misère. Pourquoi le sculpteur représente-t-il une personne qu’ils jugent repoussante ? Ils ne conçoivent pas qu’une œuvre puisse être belle parce qu’elle exalte la vieillesse avec une telle justesse. En regardant cette sculpture, l’affirmation de Rodin rapportée par Paul Gsell, critique et écrivain, prend tout son sens : « Ce qu’on nomme communément laideur dans la nature peut dans l’art devenir d’une grande beauté. » L’art est effectivement l'une des manières de saisir la beauté de la vieillesse.

La Charité

La Charité La Charité

La Charité

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1876 H. 167 cm • L. 70,5 cm • Pr. 86 cm Origine : Don de madame veuve Dubois en 1905 N° d'inventaire : 1905.35 Copyright : musée Camille Claudel / Marco Illuminati / Yves Bourel


Réalisée par Paul Dubois en 1876, La Charité appartient à un ensemble de quatre figures d’angles conçues pour le cénotaphe du général Lamoricière, toujours visible dans la cathédrale de Nantes. Ce monument funéraire honore la mémoire de celui qu’on considère comme le défenseur du Saint-Siège face aux troupes de Garibaldi, tandis que son corps est enterré dans le caveau familial à Saint-Philbert-de-Grandlieu.
La composition générale est inspirée par les tombeaux royaux de la basilique Saint-Denis de l’époque de la Renaissance : un gisant surmonté d’un dais, entouré de quatre figures représentant les vertus. Ici, selon l’iconographie chrétienne traditionnelle, la Charité est représentée sous les traits d’une jeune femme allaitant des nourrissons. Son regard baissé et ses mains soutenant délicatement les enfants montrent toute la tendresse d’une mère.
À une époque où l’Antiquité est la référence absolue, Paul Dubois puise au contraire dans les modèles de la Renaissance qu’il a admirés en Italie. On reconnaît ici la forte influence de Michel-Ange dans le traitement du beau visage ovale, et dans la composition générale aux lignes souples. En revanche, l’élégance de la figure et le traitement naturaliste des personnages sont caractéristiques de l’art de Paul Dubois. La Charité connaît un immense succès puisqu’elle est récompensée d’une médaille d’honneur au Salon, puis elle est commercialisée en plusieurs dimensions et matériaux.

Hors-d'œuvre

Jeudi 9 avril

Constantin Meunier

Hors-d'œuvre
Jeudi 9 avril

Constantin Meunier

 

ANNULÉ

 

Un jeudi par mois de 12h30 à 13h30

 

Découvrez Constantin Meunier dans le cadre de l'exposition " Les Sculpteurs du travail : Meunier, Dalou, Rodin... "  

Crédit photographique : Constantin MEUNIER, Le Marteleur, 1890 © Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles / photo : J. Geleyns - Art Photography

Informations pratiques

Lieu :

10 rue Gustave Flaubert

10400 Nogent-sur-Seine

Horaires :

12h30

 

Tarif : 4 €

Durée : 20 min
Possibilité de déjeuner au musée.

Réservation conseillée au 03 25 24 76 34 ou par courriel

Les visites du mercredi

Mercredi 8 avril

Les personnages et leur posture

Les visites du mercredi
Mercredi 8 avril

Les personnages et leur posture

 

ANNULÉ

 

Ces visites se déroulent en même temps que les ateliers jeune public, le mercredi pendant les vacances scolaires. Les adultes qui y déposent des enfants peuvent visiter le musée avec un médiateur. Mais ceux qui sont venus sans enfant peuvent tout autant profiter de ces visites commentées.

L'exposition temporaire Les Sculpteurs du travail sera l'occasion d'interroger la posture des personnages représentés dans la sculpture.

 

Crédit photographique : musée Camille Claudel, Nogent-sur-Seine © Marco Illuminati

 

Informations pratiques

Lieu :

10 rue Gustave Flaubert
10400 Nogent-sur-Seine

Horaires :

15h00


Durée : 1h

 

Tarif : 3 € par participant en plus du billet d'entrée au musée

La visite est offerte pour les adultes qui confient un enfant à l'atelier

 

Réservation conseillée par téléphone au 03 25 24 76 34 ou par courriel

Atelier jeune public

Mercredi 8 avril 2020

Dis-moi comment tu te tiens...

Atelier jeune public
Mercredi 8 avril 2020

Dis-moi comment tu te tiens...

... je te dirai ce que tu fais, ce que tu ressens.

 

ANNULÉ

 

La posture d'un personnage sculpté témoigne de ce qu'il est en train de faire. Elle trahit aussi son état, ses sentiments.

Tu modèleras un personnage avec de l'argile en cherchant à faire ressentir sa fatigue, sa joie, sa concentration.

Informations pratiques

Lieu :

10, rue Gustave Flaubert
10400 Nogent-sur-Seine

Horaires :

15h00


Durée : 2h

 

À partir de 5 ans

5€ par enfant


Réservation conseillée par téléphone au 03 25 24 76 34 ou par courriel

Hors-d'œuvre

Jeudi 19 mars

Le travail de la cire

Hors-d'œuvre
Jeudi 19 mars

Le travail de la cire

 

ANNULÉ

 

Un jeudi par mois de 12h30 à 13h30

 

Malléable comme la terre, la cire fut utilisée par de nombreux sculpteurs dans leurs travaux d'atelier.

 

Crédit photographique : Paul DUBOIS, Esquisse pour le Monument à Jeanne d’Arc, avant 1889. Photographie © galerie Mathieu Néouze

Informations pratiques

Lieu :

10 rue Gustave Flaubert

10400 Nogent-sur-Seine

Horaires :

12h30

 

Tarif : 4 €

Durée : 20 min
Possibilité de déjeuner au musée.

Réservation conseillée au 03 25 24 76 34 ou par courriel

Visite découverte

Dimanche 15 mars

Découverte des collections permanentes

Visite découverte
Dimanche 15 mars

Découverte des collections permanentes

 

Cette visite découverte d’une heure et demie propose une première approche du musée et de ses collections. Pourquoi un musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine ? Que signifie la prolifération de sculptures dans l’espace public ? Qu’est-ce que la sculpture d’édition ? Quelles sont les nouvelles formes de représentation du mouvement qui symbolisent si bien le XIXe siècle ? Replacée dans le contexte de la création sculpturale de son époque, la personnalité de Camille Claudel apparaît nettement.

 

Crédit photographique : musée Camille Claudel, Nogent-sur-Seine © Marco Illuminati

 

Informations pratiques

Lieu :

10 rue Gustave Flaubert
10400 Nogent-sur-Seine

Horaires :

15h00


Durée : 1h30

 

Tarif : 3 € en plus du billet d'entrée au musée

 

Places limitées, réservation conseillée par téléphone au 03 25 24 76 34 ou par courriel

Atelier jeune public

Mercredi 4 mars

Triture la matière

Atelier jeune public
Mercredi 4 mars

Triture la matière

 

Quoi de plus agréable que de toucher l'argile, transformer la matière, la triturer ? Après des expérimentations pour laisser des traces sur la matière, tu modèleras un animal qui témoignera de tes trouvailles.

 

Crédit photographique :  musée Camille Claudel, Nogent-sur-Seine, 2019 © musée Camille Claudel

Informations pratiques

Lieu :

10 rue Gustave Flaubert
10400 Nogent-sur-Seine

Horaires :

De 15h à 17h

 

Public : enfants à partir de 5 ans

 

Tarif : 5 € par participant, 15€ pour 4 personnes, 10 € le forfait 3 ateliers

 

Places limitées, réservation conseillée par téléphone au 03 25 24 76 34 ou à jeunepublic@museecamilleclaudel.fr